Lettre à mon Amour…

Publié le par printempsdoucesaison

...

A toi je dédie ces mots. Ces mots nuancés entre Souffrance et Amour. Entre Bonheur et Tristesse.

Qu’avons-nous fait ? Que n’avons-nous pas fait ? Nous étions fiers de dire qu’on ne « s’engeule » jamais. Nous nous croyons plus malins à nous taire, à garder pour nous nos ressentis. Une sorte d’orgueil sans doute. Voilà où cela nous mène… A force de nous taire nous nous engonçons dans nos doutes, inventons des histoires folles, croyons en ces cauchemars que nous créons et en devenons les acteurs.

Je t’Aime. Toi je ne sais pas, je ne sais plus, en tous les cas je n’y crois plus.

Tu m’as dit au printemps dernier « je suis amoureux ». Tu m’as déclaré ta flamme. Pour une autre. Pour une d’une région plus chaude où communient en harmonie le foie gras, les petits cannelés que j’aimais tant et le bon vin.

Vous n’aviez qu’une envie tous les deux : vous rencontrer, vous toucher, vous aimer…

Le monde s’est écroulé, il faisait beau pourtant en ce dimanche de printemps, ma saison préférée…

Tu n’es pas parti la rejoindre, je ne sais pas si tu le regrettes. Je ne t’ai pas quitté et je ne le regrette pas.

J’ai énormément souffert, pleuré, douté. Je t’ai dit ce jour-là que je comprenais son amour pour toi puisque moi-même je t’Aime.

Tu es l’Unique homme avec qui j’ai rêvé de vieillir. Se retrouver avec nos rides, nos maux et nos râleries de vieux. On se ressemble tellement…

Te souviens-tu que nous voulions tous les deux mourir le premier afin de ne pas souffrir de l’absence de l’autre ? Où est-il ce temps ? Y penses-tu encore ? Penses-tu encore à moi ?

J’Aime l’homme que tu es. Ton éducation, ton respect d’autrui, ton engagement envers tes enfants, ton honnêté excessive comme la mienne.

Ton visage, ton corps, ta peau, tes cheveux.

J’aimerais effacer ces mots, ces maux, ces images qui me hantent, de mon esprit et de mon cœur à tout jamais.

Les fantômes sont revenus en puissance ces derniers temps même s’ils ne m’ont jamais vraiment quittée. Mon cœur bat trop vite, il s’use. Tu ne vois pas quand je pleure. Tu ne vois pas l’envie que j’aie par moments de tout démolir pour ne plus souffrir. Mais tu sais quand je souffre…

Tu n’imagines pas à quel point je t’Aime…

Je repensais hier à la douceur de l’enfance. Ces moments si doux passés aux côtés de ma Grand-Mère. Les soirs d’hiver où armée de colle, de papier coloré et de paillettes je préparais Noël. Les mardis soirs allongée sur le tapis devant le feu au gaz dont les flammes jaunes et bleues me léchaient les jambes avec délice. Douce enfance, temps de l’innocence.

Je termine ma lettre mon Amour sinon je vais t’écrire un roman. Tu le sais, avec un stylo dans les mains je deviens intarissable.

 

J’aimerais retrouver tes yeux qui pétillent quand tu me regardes…

J’aimerais retrouver tes petites attentions, quand tu m’apportais de jolis bouquets de fleurs, comme ça, sans autre raison que ton Amour pour moi…

J’aimerais te retrouver…

J’aimerais me retrouver…

J’aimerais Nous retrouver… et ne plus jamais nous perdre dans les méandres de nos esprits trop fertiles…

Mon Amour je t’Aime

Mon Amour je t’Attends

Veux-tu que toujours nous vieillissions ensemble ?

Publié dans Jardin Secrêt

Commenter cet article